Secrétaire Général 2026 : cartographie d’une fonction stratégique
Rémunérations, accès au Comex, carried interest, profils d’origine : plus de 30 Secrétaires Généraux des services financiers ont répondu à nos questions. Voici ce qu’ils nous ont appris sur une fonction centrale mais encore mal connue.

Une fonction pivot, encore peu documentée
Le Secrétaire Général occupe une position clé dans les services financiers. Il fait le lien entre la direction générale, les directions métiers et les instances de gouvernance. Pourtant, son rôle et les profils qui l’exercent restent mal définis, ce qui rend toute comparaison difficile pour les entreprises comme pour les candidats.
Pour combler ce manque, nous avons interrogé plus de 30 Secrétaires Généraux entre janvier et novembre 2025, en Private Equity, Real Estate, banque, Asset Management et M&A. L’objectif : dresser une cartographie claire et actualisée de la fonction, de ses missions et de ses niveaux de rémunération.
Des rémunérations très différentes selon les secteurs
En Asset Management, Private Equity et Family Office, les rémunérations varient fortement, même à ancienneté égale. Certains profils très expérimentés atteignent 260 k€ de fixe, quand d’autres restent autour de 110 à 120 k€ avec un parcours comparable. Cet écart s’explique par la taille des structures, le type d’actifs gérés et l’exposition internationale.
En banque, assurance et M&A, la progression est plus régulière : d’environ 100 k€ à 180 k€ entre 9 et 30 ans d’expérience, avec peu d’écarts à niveau égal. En société de gestion, le bonus variable moyen atteint 61,2 k€ hors carried interest, soit 20 à 100 % du fixe selon les maisons.
Le Comex, un seuil autour de 160 k€
Dans notre panel, les Secrétaires Généraux dont le fixe dépasse 160 k€ siègent au Comex. Dans un nombre croissant de maisons d’investissement, certains d’entre eux bénéficient aussi d’un carried interest, c’est-à-dire d’une part des plus-values futures des fonds. Ce dispositif reste discret : il est aléatoire, soumis à un vesting pluriannuel, et sa répartition est confidentielle.
Le métier d’origine pèse autant que l’expérience
Les profils issus de la finance progressent de façon cohérente avec leur ancienneté, de 110 à 220 k€. Ceux venus du juridique ou de la conformité montrent des écarts plus importants, jusqu’à 260 k€. Les profils Sales & Operation, eux, plafonnent autour de 130 à 145 k€, même avec beaucoup d’expérience. L’étude distingue quatre grands profils de Secrétaire Général : juridique, financier, RCCI et projet.
Pourquoi les Secrétaires Généraux changent de poste
Le contexte business arrive en tête des motifs de départ (28 %), devant la rémunération (23 %), la gouvernance (19 %), le sentiment de fin de cycle (16 %) et un périmètre trop limité (14 %). Si 93 % des Secrétaires Généraux interrogés se disent satisfaits de leur fixe, leurs perspectives d’évolution restent souvent floues, et très dépendantes de leur relation avec la direction générale.
Le regard d’un Secrétaire Général
Youssef El Ouariti, Secrétaire Général et RCCI de Homa Capital, décrit une fonction devenue plus transverse et plus stratégique sous l’effet de la réglementation (SFDR, DORA, CSRD), de la digitalisation et des exigences de transparence envers les investisseurs.
« C’est l’essence même de ce rôle : assurer sécurité et fluidité sans être en première ligne. » Youssef El Ouariti, Secrétaire Général, Homa Capital
Télécharger l’étude complète
L’étude complète présente les graphiques de rémunération par secteur, par métier d’origine et par genre, le détail des quatre profils de Secrétaire Général, les critères d’accès au carried interest et l’intégralité du témoignage. Elle est disponible en téléchargement ci-dessous.
Documents à télécharger

L’auteur
Thomas Ingargiola
Co-fondateur Raizo


